"J'ai quitté Laon ce matin, vieille ville avec
une cathédrale qui est une autre ville dedans, une immense cathédrale qui
devait porter six tours et qui n'en a que quatre ; quatre tours presque
byzantines, à jour comme les flèches du XVIème siècle" ... ainsi parlait
Victor Hugo de la ville où je suis né début 1957 et que j'ai quitté à l'automne
1976, bercé par le chemin de fer.
D'abord, dès ma sortie de maternité, car la ville de Laon était autrefois
desservie par un tramway électrique, reliant la ville basse (quartiers de la
gare et de Vaux) à la ville haute, partie à la fois administrative, éducative
et médicale, avec son hôpital, sa clinique et bien sûr sa maternité. Je suis
donc sorti et redescendu de la maternité, avec mes parents, dans les bras de ma
mère, en prenant le tramway jusqu'au
quartier de Vaux où ils habitaient, avec mes grands parents. Quelques années
plus tard, ce sera encore ce même tramway que j'emprunterai quatre fois par
jour pour fréquenter collège, puis lycée, tous deux situés bien sûr sur le
plateau.
Le tramway de Laon, place de la mairie.
A l’âge de deux ans, mes parents, grands-parents, oncle et tante se sont cotisés pour que le Père Noël m’apporte un train électrique. Une Super Pacific Jouef noire, en 6 volts, avec un moteur dit « saucisson » occupant tout le corps de la locomotive. Le tout avec quelques voitures et wagons (couvert, citerne, ridelles, …) et rails, permettant aux adultes de former une grande boucle sur laquelle tournait le train. J’étais assis du haut de mes deux ans au milieu du circuit avec cette recommandation : « Ne touche pas, tu vas le casser ! ». Plus tard, à un autre Noël, mes parents m’offriront un coffret Jouef, Paris-Rome, avec une BB9200, toujours avec un moteur « saucisson » et des voitures Inox. Je possède toujours ces deux trains … qui roulent toujours !!!
Les "ancêtres" Jouef.
Je me souviens aussi de mon premier voyage en train. Juste quelques kilomètres entre la halte de La Neuville et la gare de Laon, au début des années 1960, dans un train tracté par une locomotive vapeur. Comme je me souviens, plus tard, longeant le boulevard de Lyon, j’assistais à la prise d’eau des locomotives assurant le train « le Dijonnais », sans savoir que j’assistais à l’apparition des dernières Pacific 231 K, ainsi qu’aux omnibus tractés par des 040D. Sans oublier le triage à la butte, au bout du Pont de Vaux ou depuis la passerelle des Cheminots, regardant une 050TQ manœuvrant à la butte, refoulant tout type de wagons marchandises.
050TQ à la butte de triage en gare de Laon.
Et puis, en 1976, je quitterai Laon depuis sa gare, pour rejoindre Nancy, débuter une vie militaire qui me fera connaître les gares parisiennes Nord, Est, Lyon, Austerlitz et d’autres gares Nancy, Mulhouse, Rennes, Tours, Strasbourg, Metz, Laval au grès de mes différentes affectations.
C’est en 1982, alors affecté à Metz et logeant dans une grande maison, avec un grenier, que mes parent m’apporteront lors d’un week-end, un grand carton contenant ma Pacific 231C, ma BB 9200 et les quelques rails, wagons et voitures et que débutera ma longue aventure avec le rail miniature !



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